Marie-Angèle Castillo

peintre@marieangelecastillo.fr

Mes derniers travaux sont en ce moment :
Je serai présente lors du vernissage et le samedi 4 avril.





Marie-Angèle Castillo dispense des cours de dessin et de peinture à l'Atelier de la Vigne à Etampes et à l'Atelier de Morigny-Champigny, pour les jeunes et les adultes.

Atelier de la Vigne :
lundi 17 à 19 h (jeunes), 19 à 21 h (adultes) ; mercredi 15 à 17 h (jeunes) ; jeudi 17 à 19 h (jeunes), 19 à 21 h (lycéens, prépa écoles d'Art) ; vendredi 17 à 19 h (jeunes).
Atelier de Morigny-Champigny :
mardi 17 à 19 h (jeunes), 19 à 21 h (adultes) ; mercredi 17 h 30 à 19 h 30 (jeunes)









Exposition












Lorsque Marie Angèle nous convie à observer son travail, nous sommes invités à une déambulation dans un univers empreint de mystère. Une invitation à penser notre monde, celui qui nous entoure, à travers un prisme nouveau. Pourtant ce ne sont que fruits, fleurs, nature morte, portraits, paysages, toutes choses inscrites depuis  un moment dans l’histoire de la peinture et fondamentales dans l’exercice du peintre. Mais attardez-vous sur ce coin de nature morte où les couleurs se répondent en couches successives ou en subtil et improbable mélange. Prenez soin de suivre la courbe de ce fruit ou de ce pétale de rose. Captez le reflet de ce poisson qui prend encore la lumière peu de temps après sa capture. Vous y croiserez l’âme de Marie Angèle qui, pour échapper au royaume des ombres et à une circonvolution sans fin et sans but, a choisi de consacrer sa vie à son Art. Il paraît même en se laissant aller au vertige de la profondeur  que ce n’est pas un choix mais l’expression la plus aboutie de sa vie. Car être peintre était le seul moyen de rendre ce monde acceptable.

La technique est aboutie, le savoir-faire de l’artisan en fait foi. Mais justement, cette histoire est une question de foi : le monde s’arrête, le cadrage sous nos yeux offre une vision inconnue et renouvelée d’un objet, les rouges et les bleus se cachent au fond d’un noir qui ne l’est pas vraiment et font des apparitions là où nous ne les guettions pas. L’incise du geste est au service d’une vision du monde. En cela, c’est prendre date à la mesure de notre époque. Et prendre date c’est se placer dans la suite des prédécesseurs aussi bien par la « techné » que par la conscience et l’immanence du divin. Après tout il a fallu une intervention divine pour libérer le feu qui nous permit l’accès à la technique. Les Arts sont un juste retour, une voie vers ces divinités tutélaires.

Bonne visite,  dans ce monde.

Etienne Koch, Etampes, Novembre 2010



When Marie Angèle invites you to look at her work, it feels like walking into a world imbued with mystery. An invitation to think of our world, the world around us, as if through a new prism. Yet these are but fruits, flowers, still lifes, portraits, landscapes, things that have belonged to the history of painting, and to any painter’s craft, for quite some time.

But do examine that particular still-life painting where colours seem to converse with themselves after successive coats or from a subtle and improbable mixture.

Do carefully follow the contour of that piece of fruit, or rose petal.

Do grasp the reflection of that fish which emits light long after it was caught.

It is there you shall meet the soul of Marie-Angèle: someone who, in order to escape from the realm of darkness and a never-ending spiral of aimlessness, has chosen to dedicate her life to her art.

It would seem that falling into the depths was not something simply chosen but rather it best describes her calling. For being a painter was the only way to make living in this world bearable.

She demonstrates an accomplished technique, to which the mark of an artisan bears witness. But hers is indeed a story about witness: the world stops, the composition before us brings forth an undiscovered and renewed view of an object, red and blue vanish deep within the colour black, deceiving the beholder into thinking it really is black, and only to appear again distinctly without expecting them to. Her precise strokes are at the service of a worldview. For this reason, her presence is a significant moment for our times. By recognising her presence at this time, she succeeds her predecessors as much as through techne as through the consciousness and immanence of the divine. After all, a divine intervention was necessary to set fire free, granting man access to technique. Thus the arts are a way, a path back to these divine guardians.

Enjoy your stay, in this world.

                                                E.Koch, Etampes, november 2011