Espace Atelier
lilas blancs, 50 x 100 cm, huile sur toile
Démarche Artistique
« Je suis heureuse, mes pommes ressemblent à des pommes … »
La lecture de ces propos venus noircir les premières pages de mon journal de bord, montrent comment mes débuts ont été marqués par le souci de la « ressemblance ».
Mais, peut-il en être autrement lorsque, démuni face à ce qu’il convient d’appeler le langage pictural, on tente d’acquérir un répertoire de formes ?
Puis à force de combat, de combat avec soi-même, vient le temps où le caractère anecdotique des choses est délaissé au profit de la pure émotion esthétique.
Le sujet retenu n’est plus que prétexte à évoluer dans cet univers de formes, de couleurs et de lumières qui nous entourent.
Le peintre, dans ce qui semble être pour lui une nécessité, tente alors de répondre à son idéal de beauté en s’attachant à découvrir la vérité intérieure des êtres et des objets.
Comment pourrait-on exprimer avec sincérité, sans se trahir, cette motivation impérieuse qui chaque jour, nous pousse devant notre travail.
Comment ne pas avouer que l’art est avant tout placé sous le signe d’un « Beau doute » qui donne au quotidien la dimension d’une aventure permanente ?
Il y a en effet ces toiles qu’on ne s’explique pas et celles qui remettent en cause ce que l’on croyait acquis.
La peinture a quelque chose de merveilleux et de grave à la fois.
Ce qui importe ce n’est pas de peindre le beau mais peut-être d’élever le banal, l’objet usuel, ordinaire au rang d’oeuvre par le regard et l’action plastique que nous avons porté dessus.
Mon propos correspond avant tout à une nécessité intérieure, c’est gratuit, c’est une quête permanente de mettre en évidence ce que la société et le moment dans le quel je suis ne peut pas dire avec des mots.
Je témoigne ainsi de mon temps en révélant une sorte d’inconscient collectif dont je laisse la trace sur ma toile.
Mon travail s’inscrit dans une continuité de l’histoire artistique passée.
Marie Angèle Castillo
Planteamiento artistico
« Soy feliz, mis manzanas parecen manzanas… »
Al leer estas observaciones que plasman las primeras páginas de mi diario, se comprende de qué modo mis principios se han caracterizado por un deseo de « exactitud ».
Pero también las cosas se pueden plantear de modo diferente, cuando se encuentra uno perdido frente a lo que se llama el lenguaje ilustrado, se intenta adquirir un repertorio de formas.
Tras muchos combates y combates con si mismo, viene el tiempo en el que el carácter anecdótico de las cosas se olvida a favor de la pura emoción estética.
El tema elegido ya no es más que pretexto que debe evolucionar en este universo de formas, colores, sombras y luces que nos rodean.
El pintor, en lo que parece ser para él una necesidad, intenta entonces responder a su ideal de belleza procurando descubrir la verdad interior de los seres y objetos.
¿Cómo se podría expresar con sinceridad, sin traicionarse, esta motivación imperiosa que cada día nos empuja, ante nuestro trabajo?
¿Cómo no reconocer que el arte se coloca sobre todo bajo la señal de una « bonita duda » que da al diario la dimensión de una aventura permanente?
En efecto existen estos cuadros que no se explican y otros que ponen en entredicho lo que creíamos adquirido.
La pintura tiene algo de maravilloso y grave a la vez.
Lo que importa no es pintar la belleza sino quizás elevar lo sencillo al rango de obra de arte por la mirada y la acción plástica que hemos producido.
Mi observación corresponde sobre todo a una necesidad interior, es gratuita. Es una búsqueda permanente de poner en relieve lo que la sociedad y el momento en el que estamos, no puede expresar con palabras.
Me hago testigo de mi tiempo, revelando una forma de inconsciente colectivo cuyo rastro dejo sobre mi lienzo.
Mi trabajo se inscribe en continuidad de la historia artística pasada.
Maria Angeles Castillo