Marie-Angèle Castillo


Espace Atelier, Workroom


             

                            Détails d'atelier, huile sur toile, 10 x 10 cm


      Au jardin, rosier "fée des neiges"


Fée des neiges, 60 X 60, huile sur toile

A l'atelier :







lilas blancs, 50 x 100 cm, huile sur toile



Démarche Artistique

 

« Je suis heureuse, mes pommes ressemblent à des pommes … »

 

La lecture de ces propos venus noircir les premières pages de mon journal de bord, montrent comment mes débuts ont été marqués par le souci de la « ressemblance ».

Mais, peut-il en être autrement lorsque, démuni face à ce qu’il convient d’appeler le langage pictural, on tente d’acquérir un répertoire de formes ?

Puis à force de combat, de combat avec soi-même, vient le temps où le caractère anecdotique des choses est délaissé au profit de la pure émotion esthétique.

Le sujet retenu n’est plus que prétexte à évoluer dans cet univers de formes, de couleurs et de lumières qui nous entourent.

Le peintre, dans ce qui semble être pour lui une nécessité, tente alors de répondre à son idéal de beauté en s’attachant à découvrir la vérité intérieure des êtres et des objets.

Comment pourrait-on exprimer avec sincérité, sans se trahir, cette motivation impérieuse qui chaque jour, nous pousse devant notre travail.

Comment ne pas avouer que l’art est avant tout placé sous le signe d’un « Beau doute » qui donne au quotidien la dimension d’une aventure permanente ?

Il y a en effet ces toiles qu’on ne s’explique pas et celles qui remettent en cause ce que l’on croyait acquis.

La peinture a quelque chose de merveilleux et de grave à la fois.

Ce qui importe ce n’est pas de peindre le beau mais peut-être d’élever le banal, l’objet usuel, ordinaire au rang d’oeuvre par le regard et l’action plastique que nous avons porté dessus.

Mon propos correspond avant tout à une nécessité intérieure, c’est gratuit, c’est une quête permanente de mettre en évidence ce que la société et le moment dans le quel je suis ne peut pas dire avec des mots.

Je témoigne ainsi de mon temps en révélant une sorte d’inconscient collectif dont je laisse la trace sur ma toile.

Mon travail s’inscrit dans une continuité de l’histoire artistique passée.

 
Marie-Angèle Castillo




Artistic journey




« I am glad, my apples look like apples… »


Those words from the first pages of my journal show how much my beginnings were marked by a preoccupation with likeness.

Yet how can it be otherwise when you are deprived of what you could call a pictorial language, you must still acquire a repertoire of forms ?

After much fighting, fighting against yourself, there comes a time when the anecdotal side of things is given up in favour of pure aesthetic emotion.

The remaining subject is no more than a pretext to move around and amid the shapes, colours and lights that surround us.

Then, out of an intimate necessity, the painter tries to respond to his or her ideal of beauty in an endeavour to reach the inner truth of beings and things.


How can one ever sincerely, faithfully, express the imperious motive that prompts one to work ?

How could one possibly deny that art is first and foremost placed under the sign of a « Beautiful doubt » endowing everyday life with a sense of permanent adventure ?

And indeed some paintings lie quite beyond explanation, questioning what we held for certain.

There is something both wonderful and solemn in painting.

What matters is not to paint beautiful things, but instead perhaps to endow banal, ordinary things with the dignity of a work of art, through observation and plastic action.

My point corresponds first to an inner need. It is a free, permanent quest to highlight things that society, and the time I live in, fail to convey with words.

I bear witness to our times by revealing a kind of collective unconscious, the traces of which I leave on my canvas.

My work follows in the wake of the artistic legacy of others.


Marie-Angèle Castillo







Planteamiento artistico

 

 

« Soy feliz, mis manzanas parecen manzanas… »

Al leer estas observaciones que plasman las primeras páginas de mi diario, se comprende de qué modo mis principios se han caracterizado por un  deseo de « exactitud ».

Pero también las cosas se pueden plantear de modo diferente, cuando se encuentra uno perdido frente a lo que se llama el lenguaje ilustrado, se intenta adquirir un repertorio de formas. 

Tras muchos combates y combates con si mismo, viene el tiempo en el que el carácter anecdótico de las cosas se olvida a favor de la pura emoción estética.

El tema elegido ya no es más que pretexto que debe evolucionar en este universo de formas, colores, sombras y luces que nos rodean.

El pintor, en lo que parece ser para él una necesidad, intenta entonces responder a su ideal de belleza procurando descubrir la verdad interior de los seres y objetos.

 ¿Cómo se podría expresar con sinceridad, sin traicionarse, esta motivación imperiosa que cada día nos empuja, ante nuestro trabajo?

¿Cómo no reconocer que el arte se coloca sobre todo bajo la señal de una « bonita duda » que da al diario la dimensión de una aventura permanente?

En efecto existen estos cuadros que no se explican y otros que ponen en entredicho lo que creíamos adquirido.

La pintura tiene algo de maravilloso y grave a la vez.

Lo que importa no es pintar la belleza sino quizás elevar lo sencillo al rango de obra de arte por la mirada y la acción plástica que hemos producido.

Mi observación corresponde sobre todo a una necesidad interior, es gratuita.  Es una búsqueda permanente de poner en relieve lo que la sociedad y el momento en el que estamos, no puede expresar con palabras.

Me hago testigo de mi tiempo, revelando una forma de inconsciente colectivo cuyo rastro dejo sobre mi lienzo.

Mi trabajo se inscribe en  continuidad de la historia artística pasada.

 

Maria Angeles Castillo